Les cinq candidats
pour la présidence de la Fifa

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L’élection du nouveau président de la Fifa aura lieu le 26 février à Zurich, en Suisse. Cinq candidats ont été retenus pour prendre la succession du Suisse Joseph Blatter. L’ancien homme fort de la planète foot avait été élu en mai dernier pour un cinquième mandat à la tête de la Fifa, en dépit du scandale planétaire de corruption qui venait tout juste d'éclabousser l’instance internationale. Quatre jours plus tard, le 2 juin, il avait finalement annoncé sa démission, ajoutant toutefois qu'il restait en poste le temps d'organiser de nouvelles élections. Sur ce vote va également planer l’ombre de Michel Platini. Grand favori pour reprendre le fauteuil de président, l’ex-dirigeant de l’UEFA a retiré sa candidature après sa suspension pour huit ans de toute activité liée au football en raison du paiement controversé de 1,8 million d’euros reçu de Joseph Blatter, en 2011, pour un travail de conseiller achevé en 2002 sans contrat écrit.

- Le challenger -
Ali ben Al-Hussein
(Jordanie)

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- Le challenger -
Ali ben Al-Hussein
(Jordanie)

Vice-président de la Fifa depuis 2011, le prince Ali a atteint le 2e tour de l’élection du 29 mai 2015, avant de laisser le champ libre à Sepp Blatter, réélu à la tête de l’instance avant de démissionner. Le Jordanien manque toutefois de poids politique. Il n’a pas non plus l’appui de la Confédération asiatique de football (AFC) qui soutient son président, le cheick Salman.

- Le diplomate -
Jérôme Champagne
(France)

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- Le diplomate -
Jérôme Champagne
(France)

Cet ancien diplomate, proche de Sepp Blatter, a passé onze ans à la Fifa, où il a été longtemps chargé des relations internationales. Jérôme Champagne connaît sur le bout des doigts chacune des 209 fédérations qui la composent, mais souffre toutefois d’un déficit de notoriété. La Fédération française de football (FFF) a par ailleurs annoncé qu’elle voterait pour le candidat de l’Europe (UEFA) Gianni Infantino. Le Français pourra cependant compter sur le soutien de la Ligue de football professionnel (LFP) et de son président, Frédéric Thiriez.

- Le poids lourd -
Le cheikh Salman
(Bahreïn)

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- Le poids lourd -
Le cheikh Salman
(Bahreïn)

Membre de la famille royale du Bahreïn et président de la Confédération asiatique de football (AFC) depuis 2013, le cheikh Salman ben Ibrahim al-Khalifa connaît bien la Fifa pour en occuper l'un des postes de vice-président. Ses chances de devenir le nouveau président sont bien réelles. La Confédération africaine de football (CAF) lui a en effet apporté son "soutien entier", qui pourrait s'avérer décisif sur l'issue de l'élection car avec 54 pays affiliés, la CAF dispose du plus gros réservoir de voix au congrès de la Fifa.

- Le nouveau venu -
Tokyo Sexwale
(Afrique du Sud)

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- Le nouveau venu -
Tokyo Sexwale
(Afrique du Sud)

Ancien compagnon de prison de Nelson Mandela, Tokyo Sexwale n'est pas issu du sérail du football. L'homme d'affaires sud-africain, auréolé de son combat anti-apartheid, ne bénéficie cependant pas du soutien de la Confédération africaine de Football (CAF) qui lui a préféré le cheikh bahreïni Salman. Pour le seul candidat africain en lice, la décision de la CAF sonne comme un désaveu et compromet fortement ses chances.

- Le remplaçant -
Gianni Infantino
(Suisse)

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- Le remplaçant -
Gianni Infantino
(Suisse)

Numéro 2 de la Confédération européenne de football (UEFA), Gianni Infantino est le candidat soutenu par l'UEFA, la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) et sept pays d’Amérique centrale au sein de la Confédération d’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (Concacaf). Ancien bras droit de Michel Platini, Gianni Infantino apparaît comme l’un des favoris de l’élection avec le cheikh bahreïni Salman, même s’il est entré tardivement dans la course, en octobre, après la suspension provisoire de Platini. Dans son programme, il prône une plus grande ouverture de la Fifa aux "gens du monde entier" et aux femmes.