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Texte : Aude Mazoué
Secrétaires de rédaction : Mathias Hosxe, Pierre-Ludovic Viollat
Rédacteurs en chef : Assiya Hamza, Stéphane Bernstein
Conception, graphisme et développement : Studio Graphique - France Médias Monde
Directeur de la rédaction : Amaury Guibert
Tous droits réservés © mai 2022
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Élisabeth Borne

Première ministre

Âge : 61 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion

Depuis 2017, véritable couteau-suisse du gouvernement de Jean Castex, Élisabeth Borne a d’abord eu la charge du ministère des Transports, puis celui de la Transition écologique, avant de devenir ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion. Discrète technocrate, elle n'en demeure pas moins inflexible. Elle a mené, sans plier, la réforme de la SNCF, mettant fin au recrutement des agents avec le statut de cheminot. Elle n'a pas non plus failli lors de la réforme de l'assurance-chômage, après deux ans d'âpres négociations avec les syndicats. Pilier de la Macronie, cette polytechnicienne et ancienne préfète a vu sa loyauté à Emmanuel Macron récompensée : à 61 ans, elle est nommée Première ministre pour mettre en œuvre les réformes du second quinquennat du président reconduit. À condition d’être élue, lors des législatives les 12 et 19 juin, dans la 6e circonscription du Calvados où elle est candidate. En cas d’échec dans sa députation normande, elle devra passer la main à Matignon.

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Bruno Le Maire

Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique

Âge : 53 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance

Le ministre de l’Économie rempile sous le nouveau quinquennat, et s’apprête à battre son propre record de longévité à la tête de Bercy sous la Ve République. Ce poids lourd du gouvernement Castex a vu son titre évoluer au fil du temps, se laissant adjuger toujours plus de prérogatives : de simple "ministre de l'Économie", il est devenu ministre de "l'Économie et des Finances", puis de "l'Économie, des Finances et de la Relance". Avec la confiance renouvelée d’Emmanuel Macron, il élargit son portefeuille à la Souveraineté numérique. Capitaine déterminé, il a tenu bon la barre à Bercy pendant cinq années tumultueuses. Entre la crise des Gilets jaunes, les grèves sur la réforme des retraites, la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine, Bruno Le Maire a connu des heures agitées. Transfuge de la droite, il n’a rien renié de ses origines libérales sous le quinquennat centriste. Mais un changement de braquet s’opère avec la crise sanitaire : Bruno Le Maire dévoile sa fibre sociale, restée discrète jusque-là, et devient le chantre du "quoi qu’il en coûte". Sa nouvelle mission ? Lutter contre l’inflation qui menace le pouvoir d’achat des Français.

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Gérald Darmanin

Ministre de l'Intérieur

Âge : 39 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : ministre de l’Intérieur

À l’âge de 39 ans, le "premier flic de France" se voit renouveler son portefeuille ministériel place Beauvau. La nomination de l’ancien maire de Tourcoing a permis à Emmanuel Macron d’envoyer des gages à la droite, mais Gérald Darmanin n’incarne toutefois pas le renouvellement promis par le Président. Dans la droite ligne de Nicolas Sarkozy, l’ex-membre du parti Les Républicains (LR) s’est illustré lors du précédent quinquennat par ses formules choc. Pragmatique, l’homme de l’"ensauvagement" de la société et autres polémiques, a aussi multiplié les déplacements sur le terrain, se présentant comme un allier indéfectible des forces de l’ordre. Confronté à la colère des policiers, il a piloté le "Beauvau de la sécurité" qui a débouché sur un projet de loi, présenté mi-mars, fixant des objectifs sur cinq ans, avec une hausse de 15 milliards du budget. Mais son bilan reste globalement mitigé : si les violences générales ont baissé en nombre lors du précédent quinquennat, les violences sexuelles, les escroqueries et les coups et blessures volontaires ont, elles, augmenté. Candidat dans la 10e circonscription du Nord en vue des élections législatives de 2022, sa position de favori ne devrait, a priori, pas l’obliger à revoir ses fonctions à l’Intérieur.

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Catherine Colonna

Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères

Âge : 66 ans
Parti : pas d’appartenance à un parti
Fonction précédente : ambassadrice de France au Royaume-Uni

Le "cœur plutôt à gauche", c’est pourtant sous la présidence de Jacques Chirac – elle est porte-parole de la présidence de la République française de 1995 à 2004 – qu’elle fait ses premières armes en politique. Mais également dès 1993 aux côtés d’Alain Juppé et de Dominique de Villepin au ministère des Affaires étrangères. À sa sortie de l’École nationale de l’administration (ENA) en juin 1983, elle entre au Quai d'Orsay en tant que secrétaire des Affaires étrangères et y passe l’ensemble de sa carrière. Ou presque. Si elle a été ministre déléguée aux Affaires européennes de 2005 à 2007, de brèves incursions dans le privé, notamment au sein du cabinet international de communication financière Brunswick (2010-2014), ont ponctué sa carrière de diplomate. Cette Tourangelle de naissance est depuis novembre 2020 – sur proposition de Jean-Yves Le Drian – l'une des trois femmes élevées à la dignité d'ambassadrice de France. Un titre prestigieux décerné à titre personnel, après une carrière de premier plan.

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Éric Dupond-Moretti

Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Âge : 61 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : garde des Sceaux, ministre de la Justice

Troquant la robe d'avocat pour le costume de garde des Sceaux, le pénaliste avait été accueilli avec une certaine perplexité lors du dernier remaniement du gouvernement Castex, en juillet 2020. C’est avec la même animosité que les professionnels de la justice commentent son renouvellement dans ses fonctions pour le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Dès 2020, ses critiques à l’égard du "corporatisme" des magistrats lui valent l’hostilité de toute la profession. Réformateur, il s'emploie durant son mandat à développer la "justice de proximité", afin de juger plus vite les petites infractions. Aussi à l'aise dans l'Hémicycle que dans les prétoires, l'ancien avocat défend près de 25 textes devant les parlementaires, à grand renfort de joutes oratoires. On peut mettre à son crédit la création d'un Code de justice pénale des mineurs, une proposition visant à la diffusion de procès filmés, ou encore le renforcement du secret professionnel des avocats. Fin 2021, il fait adopter sa loi pour restaurer la confiance dans la justice : généralisation des cours criminelles, limitation de la durée des enquêtes préliminaires. Bien qu'ayant obtenu deux augmentations de 8 % de budget pour son ministère, il n'a jamais su réchauffer les relations glaciales avec les syndicats de magistrats. Pis, elles se sont détériorées avec le temps et ont même laissé place à des soupçons de prises illégales d’intérêts dans le cadre de ses fonctions. Pas de quoi effrayer "Acquittator" qui bénéficie de la confiance du Président et rempile donc place Vendôme.

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Amélie de Montchalin

Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires

Âge : 36 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : ministre de la Transformation et de la Fonction publique

Amélie de Lombard de Montchalin, de son nom complet, voit la confiance présidentielle renouvelée. À 36 ans, celle qui a quitté son ministère de la Transformation et de la Fonction publique hérite du portefeuille de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, un ministère présenté par Emmanuel Macron comme l’un des piliers de la planification écologique sous la houlette de la Première ministre. Après de brillantes études à HEC et à Harvard, la jeune Lyonnaise, qui a un temps exercé dans le secteur bancaire (BNP Paribas), puis de l’assurance (Axa), se lance dans la politique. Après un bref stage aux côtés de Valérie Pécresse à l’UMP [ex-Les Républicains], elle rejoint les Marcheurs en 2017 et se fait élire députée de l’Essonne la même année. La "whip", comme on la surnomme en anglais, autrement dit le "fouet", a la réputation de mener ses dossiers à leur terme. De la fermeté, il en faudra assurément pour gérer les hautes ambitions promises par Emmanuel Macron pendant la campagne en matière de transition écologique.

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Pap Ndiaye

Ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse

Âge : 56 ans
Issu de la société civile
Fonction précédente : directeur général du musée de l'histoire de l'immigration

Inconnu du grand public, il est pour beaucoup le frère de Marie Ndiaye, la romancière récompensée par le Goncourt en 2009 pour "Trois Femmes puissantes". Mais ce spécialiste de l’histoire sociale des États-Unis et des minorités n’a rien à envier à sa sœur cadette. Après de brillantes études à l’École normale supérieure (ENS) de Saint-Cloud, un doctorat à l'École des Hautes Études en sciences sociales (EHESS) et une agrégation d'histoire, Pap Ndiaye a pris, en 2021, la direction générale du musée de l'histoire de l'immigration. Novice en politique, il est nommé à la surprise générale au ministère de l’Éducation nationale pour succéder à Jean-Michel Blanquer et tenter d’apaiser les tensions entre le ministère et les enseignants.

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Sébastien Lecornu

Ministre des Armées

Âge : 35 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : ministre des Outre-mer

Issu d’un milieu populaire, d’une mère infirmière et d’un père technicien, il entre dans la politique à l’heure où d’autres se contentent des cours au collège. Précoce, il adhère à 16 ans à l’UMP [ex-Les Républicains] et devient à 19 ans le plus jeune assistant parlementaire français. En 2014, il est élu maire de Vernon (Eure), une localité de 26 000 habitants, et président du conseil départemental de l'Eure l’année suivante. Véritable stratège politique, il devient en 2017 – sans surprise – l’un des plus jeunes membres du gouvernement d'Édouard Philippe en qualité de secrétaire d'État en charge de la Transition écologique. Inconnu du monde des armées, le nouveau ministre de 35 ans est attendu sur la réorganisation des forces françaises en Afrique de l'Ouest, dans une logique de partenariats plus discrets contre la menace jihadiste. L'autre grand défi du nouveau locataire de l'Hôtel de Brienne sera budgétaire. Les exportations d'armement, qui ont atteint un montant record de 65 milliards d'euros ces cinq dernières années, sont jugées primordiales pour assurer l'équilibre budgétaire des programmes d'armements français. Sur le plan industriel, Sébastien Lecornu devra remettre enfin sur les rails les coopérations industrielles engagées avec l'Allemagne en 2017 et en souffrance depuis de nombreux mois.

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Brigitte Bourguignon

Ministre de la Santé et de la Prévention

Âge : 63 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : ministre déléguée chargée de l'Autonomie

Dans l’ombre d’Olivier Véran pendant la pandémie, l'ancienne ministre déléguée chargée de l'Autonomie Brigitte Bourguignon voit désormais son nom exposé à la tête du ministère de la Santé. Fille d’un chaudronnier du Nord, l’ancienne secrétaire médicale encartée au Parti socialiste (PS) gravit tous les échelons de la politique, d’abord comme adjointe au maire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), puis comme députée du Pas-de-Calais sous la bannière du PS en 2012. Réélue en 2017 sous les couleurs de La République en marche, elle dirige la commission des Affaires sociales à l'Assemblée nationale avant d’être nommée ministre déléguée chargée de l'Autonomie pendant presque deux ans, en pleine crise sanitaire. Son expérience acquise dans les arcanes du pouvoir lui sera utile pour envisager la situation post-Covid-19 et les nouveaux enjeux en matière de santé. Les dossiers prioritaires : le manque d’effectifs dans les hôpitaux, la nouvelle convention médicale (texte régissant les relations entre les médecins libéraux et l'Assurance maladie), et la Grande conférence de santé promise par Emmanuel Macron.

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Olivier Dussopt

Ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion

Âge : 43 ans
Parti : président en 2021 du parti Territoires de progrès (aile gauche de la majorité présidentielle)
Fonction précédente : ministre délégué chargé des Comptes publics

Discret ministre délégué aux Comptes publics depuis juillet 2020, ce représentant de l’aile gauche de la Macronie prend, à 43 ans, les rênes du ministère du Travail, succédant à Élisabeth Borne. Sous la bannière socialiste, Olivier Dussopt a été conseiller régional de Rhône-Alpes, député de l’Ardèche, et président de l’Association des petites villes de France. À Bercy, il a principalement piloté le plan de relance et les mesures d’urgence lors de la crise sanitaire. Le nouveau locataire de la rue de Grenelle devra mettre en œuvre le programme du président réélu en matière de formation professionnelle. En lançant sa campagne, Emmanuel Macron s’était en effet engagé à adapter la formation aux besoins des entreprises, notamment en ce qui concerne les lycées professionnels, dont il veut faire une voie d’excellence.

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Damien Abad

Ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées

Âge : 42 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : député LR, président du groupe Les Républicains de l'Assemblée nationale de 2019 à 2022, et conseiller départemental de l'Ain

Le nom de Damien Abad bruissait dans la presse pour entrer dans le nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne. C’est désormais chose faite. Quelques heures après avoir annoncé son départ du parti Les Républicains (LR), il est nommé au ministère des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, mettant fin aux spéculations médiatiques. Atteint d’arthrogrypose [maladie congénitale qui raidit les articulations et crée une atrophie musculaire], il est naturellement choisi pour prendre la tête de ce ministère. Mais à peine son nom est-il annoncé par l’exécutif que deux accusations de viols sont révélées par Mediapart. La dernière prise de guerre présidentielle devient encombrante. Dans ce contexte, pas facile pour l'ancien président du groupe LR à l'Assemblée de remporter les législatives, où il brigue la 5e circonscription de l’Ain, ni de conserver ce tout nouveau portefeuille ministériel.

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Sylvie Retailleau

Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Âge : 57 ans
Issue de la société civile
Fonction précédente : présidente de l'université Paris-Saclay

Physicienne de formation et spécialiste reconnue en nanoélectronique, Sylvie Retailleau est une novice en politique. Elle succède à Frédérique Vidal, également universitaire, restée cinq ans au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Originaire de Nice, elle a fait l’essentiel de sa carrière sur le campus d’Orsay, d’abord en obtenant sa thèse en 1992 puis en devenant professeure en 2001. Agrégée en sciences physiques et sensible aux formations d’excellence, elle prend la tête en janvier 2019, avec un certain succès, de l’université Paris-Saclay. Sous sa direction, cette faculté à dominante scientifique est classée 13e mondiale et première française, selon le dernier classement de Shanghai. Ses priorités ? L’épineux dossier de l’autonomie des universités (très attendu des présidents de faculté) ainsi que la réforme des bourses et des APL (très attendue des étudiants et syndicats) patientent sur son bureau de la rue Descartes.

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Marc Fesneau

Ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

Âge : 51 ans
Parti : MoDem
Fonction précédente : ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne

Réputé bon vivant, sympathique et loyal, Marc Fesneau succède à Julien Denormandie à l'Agriculture et à la Souveraineté alimentaire. Élu du Loir-et-Cher et figure du MoDem, il est présenté comme l'un des bras droits de François Bayrou. Cet adepte de la chasse dirigeait jusque-là le ministère des Relations avec le Parlement. À 51 ans, consécration ultime, il se voit confier le maroquin de la rue de Varenne, charge qu’il convoitait depuis plusieurs années. Désormais héritier d’un ministère aux contours revisités par la guerre en Ukraine, il porte la lourde charge de la souveraineté alimentaire. Il devra aussi gérer le départ à la retraite de la moitié des quelque 400 000 agriculteurs français d’ici cinq ans tout en négociant le virage de la transition agroécologique.

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Stanislas Guerini

Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques

Âge : 40 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : député de Paris et délégué général de Renaissance

Proche d’Emmanuel Macron, Stanislas Guerini est un marcheur de la première heure. Ancien élève de la prestigieuse École alsacienne et du lycée Henri-IV, il crée en 2007 son entreprise Watt & Home, société de vente et d'installation de panneaux solaires, avant de devenir directeur de l'expérience client de la multinationale Elis. Membre du Parti socialiste évoluant dans le cercle de Dominique Strauss-Kahn, il est élu député à Paris en 2017 sous les couleurs de La République en marche. Sa loyauté envers le président est récompensée : il se voit confier le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques à tout juste 40 ans. S’il parvient à se faire réélire dans sa circonscription parisienne, il pourra s’atteler à sa nouvelle mission ministérielle. Un premier chantier de taille l'attend : le dégel annoncé de la valeur du point d'indice.

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Yaël Braun-Pivet

Ministre des Outre-mer

Âge : 51 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : députée des Yvelines et présidente de la commission des lois de l'Assemblée nationale

Avocate de formation réputée chaleureuse et simple, Yaël Braun-Pivet est depuis 2017 une figure de premier plan de la majorité présidentielle au palais Bourbon. Originaire de Nancy, la députée de 51 ans et mère de cinq enfants s’engage dans un premier temps au Parti socialiste avant de rallier les marcheurs en 2016, séduite par le dépassement des clivages proposé par Emmanuel Macron. D’abord engagée comme bénévole au sein des Restos du cœur, elle est ensuite élue dans la 5e circonscription des Yvelines sous la bannière La République en marche. Ses premiers pas à l’Assemblée lui valent un procès en amateurisme des oppositions, mais aussi d'élus de la majorité. Opiniâtre, elle fait fi des critiques et trace sa route en devenant bientôt présidente de la commission des lois de l'Assemblée. Rapporteure d'une mission d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie en 2021, elle n’est pas étrangère aux questions ultramarines. Candidate à sa propre succession dans sa circonscription des Yvelines, elle devra d’abord gagner les élections législatives si elle veut poursuivre sa mission ministérielle.

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Rima Abdul-Malak

Ministre de la Culture

Âge : 43 ans
Parti : Parti socialiste
Fonction précédente : conseillère culture d’Emmanuel Macron

Nouvelle tête du gouvernement, Rima Abdul-Malak n’est pas une débutante pour autant en politique. À 43 ans, sa carrière est surtout marquée du sceau de la culture. Celle qui succède à Roselyne Bachelot au ministère de la rue de Valois occupait jusque-là la fonction de conseillère aux affaires culturelles d’Emmanuel Macron. Née au Liban en 1979, cette femme férue de spectacle vivant a brièvement été nommée à la tête du pôle Musiques actuelles de l’Institut français, avant d’intégrer en 2008 l’équipe de la Mairie de Paris, comme conseillère culturelle de Bertrand Delanoë. Si elle est estampillée divers gauche (DVG), son nom est un temps évoqué pour prendre la suite de Franck Riester à la Culture en 2020. Mais c’est finalement celui de Roselyne Bachelot qui est retenu pour gérer le ministère en pleine pandémie. Cheville ouvrière du plan "année blanche" pour les intermittents du spectacle, elle a participé à la mise en place du passe Culture.

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Agnès Pannier-Runacher

Ministre de la Transition énergétique

Âge : 47 ans
Parti : Renaissance
Fonction précédente : ministre déléguée chargée de l'Industrie

Diplômée de Sciences Po, de HEC et de l’ENA – elle est issue de la même promotion que le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler –, Agnès Pannier-Runacher entre dans la vie professionnelle comme inspectrice des finances puis devient directrice adjointe des finances et de la stratégie du groupe public Caisse des dépôts, avant de poursuivre sa carrière dans le privé. Soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, elle entre au gouvernement en octobre 2018 comme secrétaire d'État à l'Économie. Volontaire, elle s'implique dans le "fabriqué en France". Des bottes en caoutchouc au paracétamol, elle œuvre à la relocalisation de plusieurs lignes de production. Partout où elle va, elle encourage les femmes à se lancer dans les sciences, l'industrie et, surtout, à prendre des responsabilités. En juillet 2020, elle est chargée du ministère de l'Industrie en pleine tourmente sanitaire. Surnommée "Madame Masques", c’est à elle que l’on confie la délicate tâche d’assurer l’approvisionnement et la distribution des masques, gants et écouvillons en France pendant la pandémie. À la manœuvre à la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher trouve un nouveau portefeuille ministériel aux défis multiples, si l’on en croit les ambitions écologistes d’Emmanuel Macron pour son nouveau quinquennat.

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Amélie Oudéa-Castéra

Ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques

Âge : 44 ans
Issue de la société civile
Fonction précédente : directrice générale de la Fédération française de tennis (FFT)

Un nouveau défi s’ouvre pour cette ancienne joueuse de tennis bardée de diplômes (Sciences Po Paris, Essec, ENA) : prendre la tête du ministère des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques. À 44 ans, l’ancienne directrice générale de la Fédération française de tennis (FFT), passée par la Cour des comptes et les entreprises Axa et Carrefour, renoue donc avec ses amours de jeunesse, le sport. Une nomination qui n’est pas si surprenante quand on sait qu’elle a côtoyé Emmanuel Macron sur les bancs de l’ENA, au sein de la promotion Léopold Senghor. Davantage perçue comme une technocrate qu’une personnalité reconnue du monde du sport, elle montre une pugnacité qui met tout le monde d’accord. Il en faudra pour relever les nouveaux défis qui l’attendent rue Saint-Dominique, comme l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024.