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Primaire de la Gauche
qui sont les candidats ?

Mise à jour le : 19/12/2016




Le Parti socialiste, l’Union des démocrates et des écologistes (UDE), Génération Écologie, le Front démocrate, le Parti écologiste et le Parti Radical de Gauche (PRG), réunis au sein de la Belle Alliance populaire, organisent les 22 et 29 janvier 2017 les « primaires citoyennes ».

Alors que neuf candidats ont déposé un dossier de candidature auprès de la Haute Autorité des primaires citoyennes (HAPC), celle-ci n’en a retenu que sept, Gérard Filoche et Fabien Verdier étant éliminés faute d’avoir rempli les conditions nécessaires.

Les candidats devaient, en effet, recueillir le parrainage de 5 % des parlementaires PS, ou 5 % des membres titulaires du Conseil national, ou 5 % des maires des villes de plus de 10 000 habitants répartis dans dix départements et quatre régions, ou 5 % des conseillers régionaux et départementaux de dix départements et quatre régions.

La campagne a officiellement débuté avec l’annonce de la liste des sept candidats, le 17 décembre, par la HAPC. Le PS leur allouera un budget de campagne de 50 000 euros chacun. Trois débats télévisés sont prévus avant le premier tour : les 12 , 15 et 19 janvier.

Pour voter dans l’un des 8 000 bureaux de vote que le PS compte mettre en place, il faut être Français, avoir au moins 18 ans avant le 23 avril 2017, date du premier tour de l’élection présidentielle et être inscrit sur les listes électorales avant le 31 décembre 2015. Il sera également possible de participer pour les mineurs de plus de 16 ans et les étrangers majeurs, à condition d’être adhérent de l’un des partis organisateurs ou de l’une des organisations de jeunesse des partis organisateurs.

Le jour du vote, il sera demandé aux électeurs de payer 1 euro (par tour) et d’adhérer aux valeurs de la gauche et des écologistes en signant le texte suivant : « Ma signature sur cette liste d’émargement vaut engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche et des écologistes dont j’ai pris connaissance, et confirmation de ma contribution aux frais d’organisation des Primaires citoyennes. »









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Jean-Luc Bennahmias

"Je veux participer mais je ne suis pas sûr que je puisse l'emporter"

À 61 ans, le président du Front démocrate, ancien des Verts et du MoDem, est candidat à la primaire de la Belle Alliance populaire pour peser dans les débats face aux socialistes "frondeurs" et imposer la question "quelle France dans 10 ans ?". Jean-Luc Bennahmias reconnaît toutefois qu’il n’a que peu de chance de l’emporter.

Sa proposition phare : L’adoption d’un budget européen

Outre la légalisation du cannabis, l’application des décisions de la COP21 et de la loi de transition énergétique, l’ancien député européen (2004-2014) souhaite instaurer un revenu minimum universel "couplé avec une sécurité sociale professionnelle" et soumettre par référendum une réforme institutionnelle désynchronisant notamment les élections locales. Mais ce qui le caractérise sans doute le plus est la mise en place d’un "véritable budget européen", fut-il commun à seulement une partie des 19 pays de la zone euro. Une proposition osée par ces temps d’euroscepticisme.

Ses chances :
L’ancien membre des Verts et du MoDem propose ce qu’on appelle une candidature de témoignage, qui se traduit dans les sondages par un faible score. Selon l’enquête Harris Interactive publiée le 5 janvier 2017, Jean-Luc Bennahmias ne recueillerait ainsi que 0,5 % des intentions de vote.

Photo : Dominique Faget / AFP

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Benoît Hamon

"Les électeurs de gauche n'ont pas à endosser l'impopularité d'un gouvernement qui a échoué"

À 49 ans, l'ancien ministre de l'Éducation nationale Benoît Hamon, désormais l'une des figures des frondeurs socialistes, a annoncé le 16 août sa candidature à la primaire de la Belle Alliance populaire. "Les électeurs de gauche n'ont pas à endosser l'impopularité d'un gouvernement qui a échoué, de la Loi travail à la déchéance de la nationalité, parce qu'il s'est rallié aux axiomes de ses adversaires", écrivait Benoît Hamon au lancement de sa candidature.

Sa proposition phare : Abrogation de la Loi travail et création d’un revenu universel d’existence

Benoît Hamon compte centrer sa campagne sur les "questions importantes comme le chômage ou la pauvreté". Il propose pour cela d’abroger la Loi travail et de reprendre la réduction du temps de travail initiée par Martine Aubry sous le gouvernement Jospin, tout en instaurant un revenu universel d’existence.

Ses chances :
À en croire le sondage Harris Interactive publié le 8 décembre 2016, Benoît Hamon, en ayant la préférence de 22 % des personnes interrogées, pourrait être le « François Fillon de la primaire de la gauche ». Il se place à bonne distance de Manuel Valls (43 %), mais talonne désormais Arnaud Montebourg (25 %), grâce à un gain de onze points en un mois.

Photo : Bertrand Guay / AFP

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Marie-Noëlle Lienemann

"Les électeurs de gauche n'ont pas à endosser l'impopularité d'un gouvernement qui a échoué"

La sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann, 65 ans, a été la première à se porter officiellement candidate à la primaire de la gauche. D’abord en publiant en mars 2016 un essai à charge contre le président François Hollande, "Merci pour ce changement !", puis en lançant un site Internet dédié à sa candidature début juin, où elle affirme que "la mondialisation est contestée", que "la vague libérale reflue" et qu’il est donc "temps de changer de cap" économique.

Sa proposition phare : Un plan de relance de 35 milliards d’euros

Marie-Noëlle Lienemann compte mettre en place une politique économique de la demande en prenant des mesures spécifiques visant à relancer la consommation des ménages. Elle promet également d’importants investissements publics et "des grands projets modernisateurs soutenant la ré-industrialisation". Selon elle, ces 35 milliards d’euros investis dès "les premières années du quinquennat" pourraient "doper l’activité de 2 points de PIB supplémentaires et faire passer durablement le taux de croissance au-dessus de 2 %". Elle en attend également la création de "300 000 emplois".

Ses chances :
Selon le sondage Harris Interactive publié le 8 décembre, l’ancien membre d’Europe Écologie-Les Verts obtient 1 % des intentions de vote, à égalité avec Jean-Luc Bennahmias.

Photo : Mehdi Fedouach / AFP

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François de Rugy

"Être le candidat écologiste et réformateur à cette primaire de rassemblement"

Ancien membre d’Europe Écologie-Les Verts, le député et vice-président de l’Assemblée nationale François de Rugy a créé le parti Écologistes ! en septembre 2015 et s’est déclaré candidat à la primaire de la "Belle Alliance populaire" le 12 juillet 2016. À 42 ans, il fait partie des rares candidats à ne pas appartenir aux "frondeurs" de la gauche et soutient le gouvernement, même s’il estime que tout ne s’est pas bien passé. "Depuis 2012, il y a des choses qui n’ont pas été comprises. Les citoyens n’ont pas eu ce temps d’explication sur ce qui a été fait – le bilan – et sur ce qui n’a pas été fait", a-t-il déclaré à Ouest-France. Jouant la transparence, François de Rugy propose de consulter sur son site Internet sa déclaration de patrimoine.

Sa proposition phare : Un projet écologiste et réformiste

Hormis se présenter comme un candidat "écologiste et réformiste", François de Rugy n’a pas encore détaillé ses propositions. Concernant le bilan de François Hollande, il regrette que la taxe poids lourds ait été abandonnée, que la programmation pluriannuelle de l’énergie ne soit toujours pas mise en place et que les chiffres du chômage ne soient "pas à la hauteur de ce que les Français peuvent légitimement attendre après le changement en 2012".

Ses chances :
Selon le sondage Harris Interactive publié le 5 janvier, l’ancien membre d’Europe Écologie-Les Verts obtient 1 % des intentions de vote, ce qui est légèrement mieux que Jean-Luc Bennahmias (0,5 %).

Photo : Miguel Medina / AFP

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Gérard Filoche

"Soit c’est l’unité à gauche et l’espoir, soit c’est la division et le désastre"

Ancien membre du bureau national du Parti socialiste, l’ancien inspecteur du travail Gérard Filoche avait annoncé sa candidature le 14 juin 2016 dans l’émission diffusée sur Internet "Là-bas si j’y suis". Alors qu’il appelait à une "grande primaire citoyenne de toute la gauche" incluant écologistes et communistes afin de parvenir à une candidature unique de toute la gauche, Gérard Filoche s’est finalement résolu, début octobre, à participer à la primaire organisée par le Parti socialiste. Sa candidature, faute d’avoir recueilli le nombre de parrainages nécessaires, n’a toutefois pas été validée par la Haute autorité des primaires citoyennes.

Sa proposition phare : "1800, 32, 60, 20, 5"

Gérard Filoche résume ainsi son projet : le SMIC à 1800 euros par mois, la semaine de 32 heures, la retraite à 60 ans, aucun salaire supérieur à 20 fois le SMIC et pas plus de 5 % de travailleurs précaires au sein des entreprises.

Photo : Jacques Demarthon / AFP

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Arnaud Montebourg

"L'échec qui est le nôtre devant la France provient du reniement et du renoncement"

L’ancien ministre de l’Économie a annoncé le 21 août 2016 sa candidature à l’élection présidentielle, sans préciser dans un premier temps s’il participerait à la primaire de la "Belle Alliance populaire". Il a finalement déclaré, dimanche 2 octobre, qu’il y prendrait bien part et qu’il en accepterait l’issue. À 53 ans, Arnaud Montebourg fait figure de favori dans cette primaire, au même titre que Manuel Valls, et espère bien l’emporter pour tirer un trait sur le quinquennat de François Hollande.

Sa proposition phare : Réserver 80 % des marchés publics aux PME françaises

Arnaud Montebourg a dévoilé de nombreuses propositions lors du lancement de sa candidature, dimanche 21 août, à Frangy-en-Bresse, mais la plus audacieuse est sans doute celle visant à réserver pendant huit ans 80 % des marchés publics des collectivités locales, de l’État et des hôpitaux aux PME françaises. Cette mesure dérogerait au sacro-saint principe de "concurrence libre et non faussée" de Bruxelles, mais "nous assumerons les sanctions", a lancé le candidat, qui a aussi promis de mener un bras de fer avec l'Union européenne en obtenant des Français un "mandat de dépassement des traités existants".

Ses chances :
Après avoir laissé planer le doute sur sa participation à la primaire, l’ancien ministre de l’Économie et du Redressement productif s’est résolu à y participer, misant sur la non candidature de François Hollande. Le sondage Harris Interactive publié le 5 janvier lui donne des raisons de méditer : largement distancé par Manuel Valls au premier tour (43 % pour l’ancien Premier ministre, 25 % pour lui), il est également talonné par Benoît Hamon (22 %). L’accès au deuxième tour, pour lequel le même sondage le donne perdant contre l’ancien Premier ministre (55-45), est donc loin d’être assuré.

Photo : Philippe Desmazes / AFP

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Fabien Verdier

"Défendre les classes moyennes, qui sont délaissées, maltraitées et peu écoutées"

Âgé de 35 ans, Fabien Verdier avait envie de sortir de l’anonymat. Inconnu du grand public, ce conseiller municipal de Châteaudun, en Eure-et-Loir, a annoncé le 26 octobre, au Monde, sa candidature à la primaire de « La Belle Alliance populaire » (22 et 29 janvier). L’homme est toutefois connu des adhérents du Parti socialiste puisqu’il avait déposé au congrès du Parti socialiste, fin 2012, une motion qui n’avait recueilli que 1,4 % des voix. Ancien chef de cabinet du député-maire de Grenoble Michel Destot, Fabien Verdier a essentiellement occupé des fonctions de conseiller ministériel durant le quinquennat de François Hollande. D’abord auprès de la ministre déléguée chargée des personnes âgées et de l’autonomie, Michèle Delaunay, entre 2012 et 2014, puis auprès de la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem en 2015. Sa candidature, faute d’avoir recueilli le nombre de parrainages nécessaires, n’a toutefois pas été validée par la Haute autorité des primaires citoyennes.

Sa proposition phare : Réserver des postes dans les institutions aux classes moyennes

Fabien Verdier a déclaré au Monde qu’il comptait « refaire entrer les classes moyennes dans nos institutions ». Comment ? D’une part en réservant entre 5 % et 15 % des postes de conseillers municipaux, départementaux, régionaux et de députés à des personnes tirées au sort, et d’autre part en réservant 50 % des places en cabinet ministériel à des personnes issues des classes moyennes et de province.

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Pierre Larrouturou

"Reconstruire une Europe sociale et une Europe démocratique"

Cofondateur de Nouvelle Donne avec Nathalie Cayet, ancien membre du PS et d'Europe Écologie-Les Verts, Pierre Larrouturou, 52 ans, a annoncé sa candidature le 1er décembre. Bien sûr, son annonce a eu beaucoup moins d’écho que l’allocution, le même jour, de François Hollande qui annonçait sa non-candidature…

Conseiller régional d’Île-de-France EELV entre 2010 et 2015, Pierre Larrouturou est un ardent défenseur du partage du temps de travail et un adepte du changement d’étiquette. Il est ainsi devenu le spécialiste des allers-retours entre le Parti socialiste qu’il a quitté trois fois (en 1991, 2009 et 2013) et EELV, avant de fonder en 2013 son propre parti. Nouvelle Donne est une référence directe au "New Deal" du président américain Franklin Roosevelt et se donne pour principale mission de lutter contre le chômage. Pierre Larrouturou a par ailleurs fait parler de lui en portant plainte contre Manuel Valls, Michel Sapin, Myriam El Khomri, Jean-Pierre Jouyet, Emmanuel Macron, Claude Bartolone, Bruno Le Roux et Jean-Pierre Bel, en octobre 2015, pour non-assistance à personne en danger en raison du taux de chômage élevé.

Sa proposition phare : Un "plan Marshall" pour sauver le climat

Alors qu’on aurait pu s’attendre à ce que ses principales propositions portent sur la lutte contre le chômage, Pierre Larrouturou préfère mettre le paquet sur l’écologie. Il propose ainsi un "plan Marshall" de 1 000 milliards d’euros au niveau européen pour "sauver le climat". Par la même occasion, il souhaite "reconstruire une Europe sociale et une Europe démocratique" avec un noyau dur de neuf ou dix pays.

Ses chances :
Aucun sondage n’a pour le moment pris en compte le nom de Pierre Larrouturou, mais il est toutefois peu probable que ce dernier s’impose lors de la primaire de la gauche. Il cherchera surtout à faire vivre ses idées et à gagner en notoriété.

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Manuel Valls

"Ma candidature est celle de la conciliation, elle est celle de la réconciliation"

L’ancien Premier ministre était dans les starting-blocks depuis plusieurs mois et a activement manœuvré pour faire renoncer François Hollande à se représenter à l’élection présidentielle. C’est donc en toute logique qu’il s’est officiellement déclaré candidat à la primaire de la gauche le 5 décembre, quatre jours après l’annonce du chef de l’État. À 54 ans, Manuel Valls va devoir assumer le bilan de son gouvernement et jouer la carte de la réconciliation à gauche s’il veut devenir son candidat.

Sa proposition phare : Pas d’équilibre budgétaire

Le candidat Valls juge désormais que la dépense publique est "indispensable", une position inverse à celle qu’il tenait en tant que Premier ministre, lorsque son gouvernement prévoyait un retour à l’équilibre budgétaire en 2022. De fait, Manuel Valls souhaite investir dans la défense (objectif de 2 % du PIB en 2025), la sécurité (création d'au moins 1 000 postes de forces de l'ordre par an, 2,5 milliards d'investissement en matériel), la justice (10 000 nouvelles places de prison), l'éducation (hausse du salaire des enseignants), la recherche (1 milliard pour les universités) et dans le financement d'un "revenu décent", porté à environ 800 euros par mois, pour les plus modestes.

Ses chances :
Selon le sondage Harris Interactive publié le 5 janvier, Manuel Valls est crédité de 43 % d’intentions de vote au premier tour de la primaire de la gauche, loin devant Arnaud Montebourg (25 %) et Benoît Hamon (22 %). Il est également donné vainqueur au deuxième tour, que ce soit face à l’ancien ministre de l’Économie (55 % contre 45 %), ou face à l’ancien ministre de l’Éducation, Benoît Hamon (57 % contre 43 %).

Photo : Geoffroy Van Der Hasselt / AFP

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Vincent Peillon

"Je n'avais pas prévu d'être (candidat) car je considérais que le président de la République devait porter les couleurs de ce bilan"

Ministre de l’Éducation du gouvernement Ayrault de mai 2012 à mars 2014, Vincent Peillon, 56 ans, a annoncé le 11 décembre sa candidature à la primaire de la gauche. Comme d’autres, l’ancien député de la Somme et actuel député européen veut être "le candidat du rassemblement", mais se démarque sur un point : il compte bien défendre le bilan de François Hollande. Selon lui, les "jugements sur la personne et l'action" du président "sont injustes" et les Français finiront par s’en rendre compte, estime l’auteur de la réforme des rythmes scolaires.

Sa proposition phare : Un "New Deal européen"

Pour se démarquer, Vincent Peillon a présenté un programme aux accents européens en prônant une "stratégie européenne offensive et affirmée". Il souhaite ainsi relancer le moteur franco-allemand" et "construire ensemble un New Deal européen". Il s’agirait concrètement d’élaborer un budget de la zone euro capable de soutenir l’activité et l’emploi, de lancer un plan d’investissement de 1 000 milliards d’euros, de parvenir à l’harmonisation fiscale et de construire un "pilier social" comprenant l’adoption d’une directive-cadre sur le travail décent, l’adaptation des normes sociales.

Ses chances :
Entré tardivement dans la compétition, Vincent Peillon ne parvient pas, avec 7 % des intentions de vote selon le sondage Harris Interactive publié le 5 janvier, à se hisser au niveau du trio de tête Valls-Montebourg-Hamon. Il lui reste trois semaines pour convaincre.

Photo : Alain Jocard / AFP

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Sylvia Pinel

"Une gauche de l’individu responsable et solidaire"

L'honneur est sauf pour la gauche, il y aura bien une femme candidate à la primaire. Après avoir décidé de présenter son candidat directement à l’élection présidentielle, le Parti radical de gauche (PRG) s’est finalement ravisé en décidant, mercredi 14 décembre, à la veille de la clôture du dépôt des candidatures, d’y prendre part. L’ancienne ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme sous Jean-Marc Ayrault, et du Logement et de l’Égalité des territoires sous Manuel Valls, Sylvia Pinel, 39 ans, sera donc la seule femme candidate à cette primaire de la gauche.

Sa proposition phare : L’impôt sur les sociétés à 20 % et un crédit d’impôt pour les CDI

Sylvia Pinel a présenté un programme très axé sur l’aide aux entreprises, en proposant notamment de ramener l’impôt sur les sociétés à un taux de 20 %, contre 30 % environ actuellement. Pour y parvenir, la candidate du Parti radical de gauche (PRG) compte élargir l’assiette aux bénéfices réalisés par les entreprises à l’étranger. Elle a également défendu la création d’un crédit d’impôt pour favoriser les embauches en CDI et le transfert des cotisations famille des entreprises vers la fiscalité, mais sans hausse de la fiscalité des ménages.

Ses chances :
Comme Vincent Peillon, la candidate du PRG a intégré la primaire de la gauche à la dernière minute. Et comme Vincent Peillon, avec seulement 2 % des intentions de vote selon le sondage Harris Interactive publié le 5 janvier, son entrée en lice dans la compétition n’a pas bousculé les candidats déjà en place. Pour Sylvia Pinel, par ailleurs peu représentée dans les médias, les trois débats télévisés auront une importance majeure.

Photo : François Guillot / AFP

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